La
marcophilie postale
"La marcophilie postale peut se définir comme la
collection et l'étude de toutes les inscriptions
manuscrites ou apposées au
moyen de marques, griffes, timbres humides ou à sec par les
services de la
Poste aux lettres avant et depuis l'usage du timbre poste.
Les premières marques apparaissent sur les lettres au XVII°
siècle,
pour indiquer l'origine de ces plis ainsi que le montant du port à
acquitter pour leur transport.
Ces indications furent tout d'abord manuscrites, l'utilisation
de timbres, de marques,
de timbres, ne débutant
qu'à la fin du XVII° pour devenir
obligatoire au milieu du XVIII° siècle.
On distingue :
Marques de Port-dû, les plus nombreuses, le port de la
lettre étant le plus généralement
acquitté par le destinataire comme le
voulaient alors les bonnes manières.

Uzès sur lettre taxée à 7 sols datée de 1764.
Marques de Port-payé, le port de la lettre était réglé
par l'expéditeur lorsqu'il s'adressait
aux administrations, magistrats,
officiers ministériels, autorités religieuses, etc...
généralement les
lettres pour l'étranger devaient être affranchies jusqu' à la frontière.

Port Payé : P 29 P Uzès
sur lettre datée de 1792
avec mentions manuscrites : "franc" et
"chargé"
Les marques de Déboursés sont apposées sur les plis
en port-dû pour des raisons
de comptabilité lorsque la Poste ne trouvait pas
le destinataire et se voyait
ainsi dans l'obligation soit de faire suivre la
lettre vers un autre bureau,
soit de retourner à l' expéditeur

Déboursé d'Uzès ( manuscrit ) sur lettre de l'an 10.

Déboursé rouge sur lettre datée de 1832
Au XVIII° siècle, la fabrication des timbres, marques
postales, étaient laissée
à l'initiative des directeurs des bureaux de la
Poste aux lettres, ce qui justifie
l' extrême variété des présentations de
ces marques.
Au XIX° siècle, avant et après l'apparition du timbre
poste, l'intérêt des marcophiles
se porte sur l'étude des innombrables
timbres à date et oblitérations destinés
à l'annulation des vignettes ou au
suivi de l'acheminement. La mise en service
du premier timbre poste, en 1849, en
France, partage en deux grandes périodes
l'étude des marques postales.
De nos jours la collection des flammes d'oblitérations, des
timbres
à date temporaires ou illustrés, les modifications administratives
apportées à ces timbres, l'observation des marques de tri se partagent
aussi
la faveur de nombreux marcophiles "